Une semaine de silence et travail, à un rythme fixe.

Retraite Silence et Travail à Den Andel, aux Pays Bas.

Le 17 mars, j’ai fait le voyage à Den Andel, Pays-Bas, depuis chez moi au sud de la forêt de Fontainebleau. Je partais pour une semaine de silence et travail, animée par Anjet van Linge et Mark de Groot. C’était la troisième fois que je me rendais à une de leurs retraites et je me réjouissais beaucoup de faire partie de celle-ci, la toute première dans leur ferme où ils élèvent des moutons.

La retraite suit un rythme monastique, et alterne des temps de silence et des temps de parole. J’ai appris de mes expériences passées comment ce rythme structuré offre un espace contenant qui permet ma meilleure efficacité au travail. Et j’avais avec moi plusieurs projets.

TEDx!

Tout d’abord, j’ai travaillé à ma conférence TEDx, qui a eu lieu entre temps. Oui, j’étais excitée comme une puce d’avoir été invitée à TEDxFHNW à Brügg, en Suisse, le 13 avril 2019, pour parler du thème :

« Trouver le Bonheur: Comment pardonner à ma mère a radicalement changé ma vie. »

J’espère que cette conférence vous inspirera à chercher qui vous pourriez pardonner, pour atteindre votre bonheur. Vous pouvez visionner la conférence ici et j’apprécierais beaucoup que vous me disiez comment elle vous a touché.e.

Ensuite, je révisais la nouvelle mise en page de mon livre en anglais, “Happiness Now! A Guided Journey,” et les textes en anglais pour la dernière version du site d’EUDOKIMA. Comme pour toute modification d’écrits, une relecture attentive s’imposait et il n’y a pas de meilleur environnement pour ce type de tâche qu’une retraite de travail et silence!

Mon dernier projet, et non des moindres, concernait un évènement important pour moi qui est au cœur du travail d’EUDOKIMA :

La journée Internationale du Bonheur.

Celle-ci a lieu tous les ans le 20 mars et en 2019 elle tombait donc au milieu de la semaine de silence et travail. C’était important pour moi de marquer la journée en accord avec le cadre de la retraite. Chaque jour, le silence commence après une lecture et se termine après une méditation en fin de journée. Le silence du soir commence après une autre lecture. Anjet et Mark m’ont proposé de prendre en charge ces trois temps, le 20 mars 2019.

***

Le matin, j’ai choisi de lire un extrait du discours prononcé par Steve Jobs lors de la remise des diplômes à Stanford en 2005 (traduction personnelle).

Votre temps est limité donc ne le gaspillez pas à vivre la vie de quelqu’un d’autre.

Ne vous laissez pas enfermer par les dogmes – c’est-à-dire vivre selon les implications de la pensée d’autrui.

Ne laissez pas le bruit de l’opinion des autres noyer votre voix.

Et le plus important : ayez le courage de suivre votre cœur et votre intuition.

Ils savent déjà ce que vous souhaitez vraiment devenir.

Tout le reste est secondaire.

 (…)

Gardez votre appétit, gardez vos rêves les plus fous.

J’ai ensuite invité tous les membres de la retraite, participants et animateurs, à méditer les questions suivantes:

  1. Qu’est-ce que le bonheur, pour vous?
  2. Comment le priorisez-vous – ou non – dans votre vie de tous les jours?

Et ensuite, pensez à une chose que vous pouvez mettre en pratique, pour augmenter votre bonheur en accord avec votre environnement.  

J’ai guidé la méditation de la fin de journée, en invitant chacun.e à repenser à sa journée et en ramenant les questions du matin. Le soir, j’ai lu un poème du livre « Benedictus » de John O’Donohue, « Le soi méconnu. »

***

Rythme de voyage

Le 23 mars, j’ai fait le voyage pour rentrer chez moi.

J’ai choisi de voyager lentement pour ce voyage, partant de chez moi à pied, prenant d’abord un bus et ensuite plusieurs trains, pour terminer par 30 minutes en voiture. Et la même chose au retour en sens inverse.

Ça prend toute la journée d’aller de chez moi au nord des Pays-Bas et ça semblait opportun. Nous nous pressons tellement souvent d’une occupation à une autre, certains parcourent le monde pendant qu’ils dorment, avec des journées complètes avant et après. Le temps de la transition se trouve comprimé et même oublié.

C’était bon de prendre ce temps de transition, de voir tous les endroits que mon parcours traversait et d’apprécier les différences nuancées, dans cette petite partie de l’Europe du Nord. Je vous encourage à prendre le temps de ralentir, de laisser votre regard se promener, de remarquer où vous vous trouvez, ce que vous ressentez, ce que vous pensez. Je vous encourage à observer ce qui est présent.

Le silence pourrait justement vous y aider.

Sonia Weyers

Foundatrice d’EUDOKIMA